T'as le bonjour d'Albert
Albert donc, est un sémillant guitariste, double champion du monde de chevelure incoiffable, et nous délivre avec ses acolytes un rock simple et efficace, gentillet mais maitrisé. Il faut dire qu'il profite d'un break avec son petit groupe de troubadours, The Strokes. Net et sans bavures, le groupe repart sous les applaudissements d'un public hétérogène, presque familial, dans une ambiance bonne enfant (non parce que pour Rammstein, la première partie avait été interrompue après des jets d'objets contondants, de pièces et de levées de bras d'honneur. un grand moment d'humanité).
Les Arctic Monkeys réchauffent la scène
En tant que bon teenagers que nous ne sommes plus, nous attendons, impatients, l'arrivée de nos chouchous, The Arctic Monkeys. -- Bon là je fabule un peu. Pour être tout à fait honnête, on espérait voir d'abord débouler Arcade Fire, groupe alors quasiment inconnu pour nous.
Le matos a peine installé, les silhouettes fines et dégaines jeans/basket de nos jeunes rockeurs déboulent, enfourchent leur montures à 6 cordes et balancent un son énorme, brut, sans concession. 65 minutes pour produire la quasi-totalité de leurs morceaux, en mode vitesse rapide, un truc qui défrise pas mal les mollets quoi.


Au delà de cette énergie incroyable, qui sent la sueur et les poils sous les bras, la nuit qui s'installe tranquillement met en valeur le jeu de lumières dans ce cadre indescriptible (ah bin si, je suis arrivé à la décrire finalement). On regrettera qu'ils n'aient pu démarrer plus tard afin de profiter tout au long du show de la mise en scène. Mais quel concert, putain.
Pour la route, un clip d'un de mes morceaux préférés, mais il vous faudra télécharger tout un tas de cochonneries pour le voir, la vie est injuste.
Arctic Monkeys.Brianstorm.

A la découverte d'Arcade Fire
Arcade Fire est un groupe atypique. Presque une dizaine de personnes sur scène, avec guitares, violons, cuivres, accordéon et glockenspiel (en fait j'en sais rien mais j'adore le nom de cet instrument). Quand on ne connait pas, comme nous, le démarrage est difficile. On se demande vraiment ce qu'il se passe, surtout quand 10000 personnes reprennent les hymnes du groupe.
Ici la musique est presque empirique (mot compte triple, ce qui me fait 72 points), chaque instrument venant se superposer aux autres pour finir dans un ensemble complexe mais parfois très entrainant, parfois aussi complètement cacophonique.
L'ensemble fournit un vrai spectacle, un show comme on dit à Las Vegas dans l'Aveyron, avec notamment un des membres qui semble se nourrir de grands bols de cocaïne et dont la participation est de balancer des objets sur ses copains. Sympa. L'enchainement des deux dernières chansons, avant le rappel, produit un final spectaculaire. Pour illustrer ce formidable commentaire, un clip.
Arcade Fire.Rebellion (lies).